Retour sur le congrès 2015 du RPCU

décembre 11, 2015 9:42

La FCAAP a participé au congrès 2015 du RPCU qui s’est tenu à Laval du 21 au 23 octobre dernier. Cette année, le congrès avait pour thème « Le comité, agent de changement ». Ce fut une occasion privilégiée pour rencontrer plusieurs partenaires du réseau de la santé et faire la promotion des services des CAAP, puisque la FCAAP y tenait un kiosque. Quelque 500 personnes ont été rejointes dans ce cadre. Par ailleurs, plusieurs conférences et ateliers ont été présentés durant celui-ci. Nous avons notamment eu l’opportunité d’entendre M. Gaétan Barrette, le ministre de la Santé et des Services sociaux, qui s’est adressé aux participants avant la clôture du congrès.

Mesdames Caroline Simard, directrice générale du CAAP-Abitibi-Témiscamingue, Manon Fortin, directrice générale de la FCAAP et Judith Ferreira Cunha, directrice générale du CAAP-Outaouais

Mesdames Caroline Simard, directrice générale du CAAP-Abitibi-Témiscamingue, Manon Fortin, directrice générale de la FCAAP et Judith Ferreira Cunha, directrice générale du CAAP-Outaouais

Voici pour vous un court résumé des propos tenus par le ministre :

Dans le cadre de son allocution, le ministre a exposé sa vison du réseau de la santé et des services sociaux ainsi que la place qu’il accorde aux     comités des usagers et de résidents. Il a affirmé aux participants du congrès qu’il existait un fil conducteur dans toutes les réformes actuelles et que    ce sont les usagers et les résidents qui étaient au coeur de celles-ci.

Selon M. Barrette, il existe différents problèmes dans le système, dont l’accès et la fluidité dans le cheminement des usagers. Ceci étant,   l’adoption de la loi 10 a permis, dit-il, de mettre en place une organisation qui a l’obligation d’intégrer les soins et les services sociaux   jusqu’au communautaire, sur un territoire donné où il y a une population, soient les CISSS et les CIUSSS. Ceux-ci sont effectivement   responsables de mettre en place une organisation qui prévoit le cheminement de l’usager dans tout le réseau. De plus, il a souligné que   les nouvelles structures permettaient une saine gestion.

Par ailleurs, M. Barrette a précisé que, par le projet de loi 20, le gouvernement souhaitait imposer des contraintes chiffrées aux professionnels que sont les médecins et les spécialistes, pour assurer un meilleur accès au service.

En ce qui concerne le financement d’activités, M. Barrette a expliqué qu’il s’agissait de déterminer le coût moyen d’un épisode de soins, d’introduire une réelle reddition de comptes, ainsi qu’un comparable entre les installations. Cette nouvelle façon de faire est venue introduire, dit-il, une équité interrégionale.

Enfin, M. Barrette a terminé son allocution en exposant la place que doivent, selon lui, occuper les comités des usagers et de résidents dans le réseau. M. Barrette est d’avis qu’ils jouent un rôle important, que leur voix doit être entendue. C’est pourquoi, dans l’organisation des CISSS et des CIUSSS, les structures existantes ainsi que leur financement ont été laissées en place et qu’un organisme a même été ajouté pour chapeauter l’ensemble.

Barrette a aussi mentionné que les présidents des conseils d’administration venaient d’être nommés et qu’il les rencontrerait prochainement. Il leur soulignera l’importance de s’assurer d’entendre la voix des usagers. De plus, M. Barrette a expliqué que sur chaque conseil d’administration, il y a un membre indépendant qui a un profil d’usager, et qu’environ 40 % de tous les conseils avaient été constitués de membres ayant un profil nominatif d’usagers provenant de secteurs intenses de soins (réadaptation, jeunesse, santé mentale). Le ministre souhaitait ainsi que les secteurs les plus près des usagers soient représentés.

Pour conclure, M. Barrette a souligné qu’il aimerait que les usagers aient encore plus les moyens de se faire entendre, mais que ce n’est pas encore chose faite. Les comités d’usagers devraient, selon lui, avoir une voix d’usager qui permettrait d’évaluer de ce qu’ils font, c’est-à-dire avoir la capacité d’analyser objectivement les soins et services qui leur sont donnés, les documenter et veiller à mettre leur rapport sur la place publique. Selon M. Barrette, il est important d’exposer les choses au grand jour lorsque nécessaire et de lever le voile sur ce qui ne va pas dans le système. C’est là que se trouve la force des usagers, qui ont un pouvoir démocratique immense. De son côté, le rôle du ministre sera de s’assurer, dit-il, que leur message sera bien entendu.

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Cet article a été écrit par FCAAP

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