Au tour de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec de se prononcer sur le projet de loi 20

mars 26, 2015 12:58

De passage en commission parlementaire le 19 mars dernier, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) a souligné le caractère inacceptable du projet de loi 20, tout en reconnaissant l’importance d’améliorer les conditions d’accès aux services médicaux. Selon la Fédération, loin de régler le problème, ce projet de loi aggravera les choses. Elle a également dénoncé l’approche oppressive et arbitraire du ministre de la santé et des services sociaux et a exigé le retrait du projet de loi.

Par ailleurs, la Fédération a présenté un plan pour améliorer l’accès à la première ligne. Dans un communiqué émis le 18 mars dernier, elle mettait de l’avant six solutions afin d’atteindre cet objectif, soient :

1. Plus de pratique en cabinet et abolition progressive de l’obligation de travailler en milieu hospitalier pour les médecins de famille.

La FMOQ souhaite renverser la tendance à l’hospitalocentrisme et encourager la pratique dans les cliniques et les CLSC.

2. L’accès adapté

La mise en place graduelle, pour l’ensemble des médecins, de l’accès adapté : un réaménagement de l’agenda des médecins qui laisserait des plages horaires libres pour les rendez-vous urgents de dernière minute.

3. La collaboration interprofessionnelle

Instauration d’un système de collaboration entre les professionnels de la santé dans les cliniques médicales, en regroupant, en ajout aux médecins de famille, des infirmières, des psychologues, des travailleurs sociaux, des ergothérapeutes et d’autres intervenants au sein d’une même clinique.

4. Les supercliniques

Création d’une centaine de supercliniques destinées à désengorger les urgences.

5. L’informatisation

Informatisation des dossiers médicaux de laquelle le résulterait un gain important en productivité et une diminution des risques d’erreur.

6. Prendre plus de patients

La FMOQ s’engage à effectuer une campagne de sensibilisation auprès de ses membres afin de les inciter  à prendre en charge davantage de patients, tout en préservant une relation humaine et de qualité.

Un projet de loi critiqué par plusieurs associations

D’autres associations de médecins se sont aussi prononcées contre le projet de loi 20. En commission parlementaire, la Fédération des médecins spécialistes a dénoncé le projet de loi « matraque » du ministre Barrette et a demandé son retrait. De son côté, Médecins québécois pour le régime public a déploré l’approche coercitive du ministre et a dénoncé les mesures contenues dans son projet de loi.

Pour accéder au mémoire de la FMOQ

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Cet article a été écrit par FCAAP

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